246 - Ni potence, ni pitié !

Mis à jour le jeudi 1er février 2018.

Argumentaire pour le numéro 246, juin 2018

Articles attendus pour le 1° avril 2018

Il y a plus de 30 ans, en 1987, l’historien Bronislaw Geremek publiait La potence ou la pitié. Dans ce livre devenu une référence, il expliquait comment la pauvreté n’avait jamais cessé d’inspirer des sentiments contradictoires. De la part des individus, compassion et répulsion. De la part des autorités et des pouvoirs publics, institutions de secours et institutions de répression. Ces sentiments contradictoires ont toujours cours aujourd’hui. D’un côté, la répression, l’extension des contrôles, la chasse aux pauvres, la dénonciation de l’assistanat ; de l’autre les prestations sociales, mais aussi la multiplication des soupes populaires, des distributions en tous genres. Entre potence et pitié, nos sociétés contemporaines semblent de pas vouloir choisir. Selon la conjoncture, un sentiment prévaut sur l’autre, et comme par le passé, une répartition des rôles entre un État de plus en plus enclin « à la potence », et les individus regroupés en associations, poussés par la compassion à prendre en charge celles et ceux que l’État refuse d’aider. L’opinion publique oscille et rejoint aussi la culpabilisation de la pauvreté.

Dans ce contexte, on peine à voir se dessiner une alternative à ce choix entre deux solutions aussi insatisfaisantes l’une que l’autre : la voie de la promotion, de l’émancipation des groupes, des familles et des personnes enchaînées dans la violence de la misère.

Si nos sociétés semblent décidément accorder toujours une préférence à des formes de prise en charge de la pauvreté relevant de « la potence ou de la pitié, » comment chercher une autre voie ?

Comment penser, ou repenser une aide aux personnes en situation de pauvreté qui ne soit ni marquée du sceau de la répression, de la méfiance, de la mise sous tutelle, ni de celui de la pitié suscitée par l’émotion, voire de la condescendance, de la dépendance, de l’infantilisation ?

Comment sortir aussi bien de la logique de l’aide parcimonieuse et souvent punitive, comme de celle de l’assistance à court terme ?

Comment concevoir une relation avec les plus pauvres qui prépare un vrai avenir, leur permettant d’agir en autonomie pour leur leur propre bien et pour celui d’autrui ? Quelles expériences positives peuvent nous aider à penser aux conditions nécessaires pour aller dans ce sens ?

Quels enseignements en tirer pour le vivre-ensemble dans nos sociétés ?

Caractéristiques techniques pour les articles à paraître dans la Revue Quart Monde

1- Longueur des articles (calibrage informatique) Nombre de signes : la 1ère page de chaque article, vu les contraintes de la mise en page, compte environ 2200 signes. Chaque page après la 1ère compte environ 3000 signes. Un article de deux pages compte donc 5200 signes, un de 3 pages, 8200 signes, 4 pages, 11200 signes, 5 pages, 14200 signes et 6 pages, 17200 signes, espaces et notes de bas de page compris. Si la dernière page de l’article fait moins de 1000 signes, il est préférable de réduire l’article pour supprimer cette dernière page.

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3 - Envoi des articles : Les articles seront envoyés de préférence par courrier électronique aux adresses suivantes : revue.quartmonde@atd-quartmonde.org, ou martine.herbignat@atd-quartmonde.org en format doc, docx ou odt.

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Titre et sous-titres : La rédaction se réserve le choix du titre général de l’article, des sous-titres et de l’introduction. Elle garde sa liberté de quelques corrections de style. Au cas où il lui semble nécessaire d’effectuer des coupes et des modifications, elle en convient avec l’auteur. Elle assume également la responsabilité de présenter brièvement l’auteur notamment à partir des indications biographiques transmises par celui-ci.

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